
Première
le 9 JANVIER 2026
la femme perplexe
de Gérard LEVOYER
avec Cécile BERNIER
dans une mise en scène de Sylvie PIOTET
Béatrice vit seule, ou presque, elle compose avec un chien dépressif, un téléphone portable indomptable, un copain complexé par la taille de son zizi, les "ragnagnas" qui sont toujours là pour lui rappeler combien ça fait mal parfois d'être une femme.
Toute petite, on l'a élevé au grain pour qu'elle fasse sa vie avec le prince charmant. On lui a bourré le cortex de ses bienfaits, de ses exploits et elle y croit encore, même si en l'attendant elle a occupé son temps avec Marc, et quelques autres aussi.
Béatrice se dit qu'elle n'est pas plus névrosée qu'une autre, juste une femme de son temps, qui a fait des études, gagné sa place en société et le droit à l'avortement.
Elle a fait de son placard son refuge, son isoloir. Elle y entre mal et en ressort bien, elle y accroche tous les soucis de sa vie, les trucs gluants qui lui collent à la peau et l'empêchent de respirer.
C’est drôle à cause des confidences surprenantes et inattendues du personnage, c’est poignant parce que Béatrice est sans retenue sur ses émotions et que chacun ressent, derrière son extravagance, son espoir et son désespoir dans ce qu’elle nous livre sur sa vie de femme.


